Lyon, la vacance offensive...

Lyon, la vacance offensive...
C'est avec un groupe amputé de Fred, Benzema, Govou et Wiltord, soit quatre joueurs offensifs de tout premier plan, que l'Olympique Lyonnais se déplace mardi soir à Madrid (en direct sur notre site à 20h45) pour y défier le Real à l'occasion de la 5e journée de la phase de poules de la Ligue des champions, première place du groupe E en jeu. Des absences qui rendent encore plus d'actualité la nécessité d'un renfort en attaque lors du prochain mercato, une tâche à laquelle les dirigeants et Gérard Houllier s'attellent actuellement.

Mardi soir, sur la pelouse de Santiago-Bernabeu, l'Olympique Lyonnais viendra chercher la première place du groupe E et ainsi s'assurer de recevoir au match retour en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pour cela, un nul suffira aux hommes de Gérard Houllier, une tâche pas si évidente lorsque l'on constate que ceux-ci effectuent le déplacement dans la capitale espagnole sans Fred, Benzema, Govou et Wiltord, soit une attaque au complet!

En leur absence, le Norvégien Carew, auteur d'une bonne prestation samedi à Sedan (1-0 pour l'OL) et qui a laissé un bien mauvais souvenir à Madrid en marquant le but rhodanien d'une géniale talonnade un an plus tôt dans la même compétition (1-1), sera chargé à lui tout seul de faire peser le danger sur la défense madrilène, Gérard Houllier ne disposant que d'un seul autre attaquant pour l'épauler, le jeune Grégory Bettiol, aucun match de Ligue 1 dans les jambes et encore moins de Ligue des champions!

Certes, le staff peut pester contre le mauvais sort qui touche les attaquants en même temps, mais ces blessures simultanées viennent rappeler aux dirigeants l'urgence d'un renfort offensif. Déjà maintes fois évoquée l'été dernier, l'arrivée d'un attaquant de standing international est finalement restée lettre morte en dépit des efforts des dirigeants pour tenter de convaincre Trezeguet, Drogba ou Joaquin, les noms les plus régulièrement cités du côté de Gerland. La confirmation du talent de Benzema, parfait remplaçant d'un Fred «out» pour deux mois, avait finalement relégué la question au second plan, sa blessure survenue lors du dernier OL-VA (2-1) ne laisse cette fois plus qu'une étroite marge de manoeuvre aux dirigeants, désormais conscients de l'urgence de régler la vacance d'attaquants.

"La piste Trezeguet peut être réactivée"

"On va entrer dans une période durant laquelle nous risquons de souffrir plus que d'habitude. Les absences pourraient nous faire mal", s'interroge ainsi Juninho sur le site du club, rejoint lundi dans les colonnes du Progrès par son entraîneur Gérard Houllier: "Aujourd'hui, j'ai effectivement besoin de quelqu'un dans le secteur offensif. Bien sûr, les blessés vont revenir, mais ils peuvent aussi rechuter, on l'a vu la saison dernière avec les arrières." Fort de cette expérience, le technicien rhodanien s'est donc tourné vers son président Jean-Michel Aulas et son conseiller Bernard Lacombe pour dénicher l'oiseau-rare. Reste que les pistes ne sont pas si nombreuses que ça.

Le nom du Brésilien Nilmar, ancien de l'OL vendu aux Corinthians qui, en grosses difficultés financières, ne se sont toujours pas acquittés de la somme du transfert, est revenu ces derniers temps, mais le jeune Brésilien s'est sérieusement blessé au genou l'été dernier et ne sera pas opérationnel rapidement. "Il n'est pas prêt pour l'instant et je ne suis pas certain qu'il ait vraiment envie de venir", explique Gérard Houllier pour repousser cette piste. Quid de David Trezeguet, à qui les dirigeants font une cour assidue depuis plusieurs mois, essuyant pour l'instant une fin de non-recevoir de la part de leurs homologues de la Juventus de Turin ?

"La piste Trezeguet peut être réactivée", a déclaré dimanche dans Télé Foot Jean-Michel Aulas qui a rencontré l'intéressé mercredi au Stade de France avant France-Grèce à l'occasion de l'hommage rendu aux joueurs tricolores de la période 1998-2000. Et «JMA» de préciser que Didier Deschamps, l'entraîneur de la «Vieille Dame», s'est alors livré à un véritable "marquage à la culotte" en venant interrompre leur discussion. Preuve en tout cas que les Bianconeri, bien partis pour retrouver la Serie A, ne semblent pas disposés à se passer des services de leur buteur, auteur de 5 buts en 7 matches de Serie B cette saison et actuellement blessé. Inutile de dire que Jean-Michel Aulas devra déployer des trésors d'énergie pour tenter de faire aboutir ce transfert dont il a tant rêvé l'été dernier.

Et si l'affaire ne se conclut pas? Les dirigeants gardent un oeil attentif sur Gonzalo Higuain, pour qui son club de River Plate vient de repousser une offre du Real jugée insuffisante (les Argentins tentent de faire monter les enchères au-delà des 20 millions d'euros), mais aussi au Brésil où l'ancien défenseur de l'OL Marcelo a l'habitude de dénicher des perles rares. En France, les bons attaquants disponibles et «qualifiables» pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions ne courent pas les stades (le Lorientais Gignac, révélation du début de saison, pourrait avoir le profil), pas plus qu'en Europe où quasiment tous les joueurs de haut niveau ont déjà disputé la C1. Passé tout près du dernier carré la saison dernière face au Milan AC, en partie à cause d'un manque d'efficacité offensive, l'OL doit trouver la solution d'ici fin janvier, date de clôture du mercato hivernal. En attendant, Carew aura mardi soir la lourde tâche de rivaliser avec une attaque madrilène composée de Raul, Robinho et Van Nistelrooy. Et quand on sait que Fabio Capello peut habituellement disposer de Ronaldo, blessé, Cassano, écarté, et Reyes, sur le banc, on comprend mieux que sur ce plan-là, Lyon n'a pas les mêmes armes...

# Posté le lundi 20 novembre 2006 13:32

Lyon sans forcer


A trois jours d'un déplacement glorieux à Madrid en Ligue des Champions, l'Olympique Lyonnais n'avait pas la tête aux affaires nationales samedi face à Sedan lors de la 14e journée de championnat. Mais, même peu inspirés, les champions de France en titre ont réussi à s'imposer par la plus petite des marges face à la lanterne rouge (0-1).

Après s'être défait douloureusement de Valenciennes la semaine dernière, les Lyonnais ont également peiné face au promu ardennais. Pourtant maîtres du ballon, les Gones, sans génie, se sont créés un nombre minimal d'occasions tout au long de la rencontre. En première période, celles-ci sont majoritairement initiées par Rémy, titularisé sur le côté droit en l'absence de Govou. Souvent à la réception des centres, Carew trouve les parades de Regnault quand il ne rate pas le cadre (12e).

En seconde période, les hommes de José Pasqualetti sortent des vestiaires avec de bonnes intentions mais Job, souvent pris en position de hors-jeu dans le dos de la défense rhodanienne, ne parvient jamais à se mettre en position d'inquiéter Coupet. La sanction est inévitable. A dix minutes de la fin du temps réglementaire, Ben Arfa, entré en cours de jeu, s'échappe dans la surface adverse et sert au premier poteau Cris. Le Brésilien est devancé par l'intervention d'Abdou mais ce dernier trompe son propre gardien (79e, 0-1).

Les Lyonnais s'offrent deux points de plus sur la concurrence et comptent désormais 12 points d'avance sur Lille, Lens et Nancy. Sedan conserve son statut de lanterne rouge.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 20 novembre 2006 13:30

L'OL a eu chaud

Lyon s'est imposé in extremis face à de valeureux Valenciennois qui avaient pourtant ouvert la marque dans le dernier quart d'heure (2-1).

Les Lyonnais, en quête de rachat après leur défaite de la semaine dernière face à Rennes (1-0), débutaient la rencontre en campant dans la moitié de terrain valenciennoise. Malouda et Govou adressaient de nombreux centres devant les buts de Penneteau, mais le gardien nordiste n'avait finalement à se mettre en valeur que sur une frappe en pivot de Tiago après une demi-heure de jeu (31e). Benzema, blessé à la cuisse, avait auparavant cédé sa place à Wiltord (16e), et sans véritable point d'appui devant, ajouté à l'absence de Juninho à la baguette, l'OL éprouvait de grandes difficultés à transpercer le bloc des hommes d'Antoine Kombouaré.

Dès la reprise, les Lyonnais reprenaient leur domination, perturbée par la blessure de Govou qui devait sortir au bénéfice du jeune Rémy (56e). Cette hécatombe n'augurait rien de bon pour un OL sans imagination, qui allait même se faire surprendre dans le dernier quart d'heure. Savidan concluait un contre en prenant Cris de vitesse et en effaçant Squillaci avant d'ajuster Coupet (1-0, 77e). Le défenseur brésilien allait mettre moins de dix minutes pour se racheter : Cris reprenait de la tête un centre dévié au second poteau pour égaliser d'une tête qui lobait Penneteau (1-1, 85e). Deux minutes plus tard, l'OL allait même réussir l'exploit d'arracher une victoire inespérée grâce à son autre coupable du jour. Le géant Norvégien, Carew, entré quelques minutes auparavant, gênait un dégagement du poing de Penneteau que Squillaci propulsait acrobatiquement dans le but du malheureux gardien valenciennois (2-1, 87e).

Lyon est passé tout près d'une seconde défaite d'affilée en Championnat mais garde sa solide avance au classement. Valenciennes a frôlé de son côté le scénario parfait, mais reste scotché devant la zone de relégation.

# Posté le mardi 14 novembre 2006 13:26

Lyon : Houllier ravi pour Benzema

Lyon : Houllier ravi pour Benzema
Gérard Houllier est très heureux pour son attaquant Karim Benzema, appelé pour la première fois jeudi par Raymond Domenech. L'entraîneur de l'OL croit beaucoup en ce joueur et se réjouis de voir un Lyonnais de plus chez les Bleus.

Gérard Houllier (entraîneur de Lyon, club de Karim Benzema)
« Karim Benzema peut devenir demain ou après demain l'avant-centre de l'équipe de France. Il en montre les prémices. Quand on est bon, on est toujours assez vieux ! Le « gamin » a un bon environnement, une bonne attitude et les pieds sur terre. Il a fait le bon choix en restant à l'OL. C'est bien qu'il aille en équipe de France. Par ailleurs, avec neuf joueurs chez les Bleus, il faut féliciter le club. »

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 13:13

Le Stade Rennais l'a fait !

Le Stade Rennais l'a fait !
Alors qu'il visait une dixième victoire consécutive en championnat, record que détiennent toujours Reims (1948-49), Bordeaux (1953-54) et Saint-Etienne (1969-70), l'Olympique Lyonnais s'est incliné, pour la première fois de la saison, sur la pelouse du Stade Rennais lors de la 12e journée de Ligue 1. Surpris dans le premier quart d'heure par la tête de M'Bia sur un corner de Monterrubio, sorti en première période sur blessure, les quintuples champions de France en titre n'ont pas réussi à inverser la tendance au cours d'une seconde période qu'ils ont pourtant dominée.

Le Stade Rennais est-il la nouvelle bête noire de l'Olympique Lyonnais ? Depuis que Lille a perdu ses galons de tombeur de l'ogre rhodanien, s'inclinant après quatre succès de rang lourdement à Gerland face aux Gones lors de la 7e journée (1-4), le reste de la Ligue 1, engagé dans un championnat parallèle derrière l'OL, se disputait l'honneur d'être la première équipe cette saison à faire chuter l'escouade de Gérard Houllier. Après l'échec des onze premières équipes hexagonales qui se sont frottées au boss lyonnais, mention spéciale toutefois aux Toulousains qui ont ramené le nul de Gerland (1-1), le Stade Rennais, déjà vainqueur des Lyonnais en février dernier, a réussi l'exploit d'infliger sa première défaite de la saison à la dernière équipe européenne jusqu'à présent invaincue sur le Vieux Continent.

Et l'OL, dans la continuité d'une victoire difficilement acquise cette semaine en Ligue des Champions face au Dynamo Kiev (1-0), de subir, en ce mois de novembre rigoureux à plus d'un titre, un sacré coup d'arrêt dans sa boulimique quête de records. Le dernier en chasse, celui de dix victoires consécutives en championnat, reste donc, la faute aux Bretons, la propriété tripartite de Reims (1948-49), Bordeaux (1953-54) et Saint-Etienne (1969-70). Tombés sur la pelouse du stade de la Route de Lorient, les Rhodaniens se consoleront avec le record, bloqué à sept unités, de victoires acquises consécutivement à l'extérieur. Sans omettre cette douce sensation de conserver une marge confortable sur la concurrence...

Sorlin rate le break

Reste à cette concurrence cet espoir précieux que l'Olympique Lyonnais est humain. Et donc pas imbattable, chose dont la plupart des formations de l'Hexagone et d'Europe commençait à douter. Un sentiment dont n'étaient pas habités les Rennais, à l'instar du jeune Julien Marveaux qui s'était permis cette semaine le sacrilège de critiquer le grand OL de Jean-Michel Aulas. Cette foi en leur capacité de bousculer les quintuples champions de France en titre s'est rapidement traduite sur le terrain, les Bretons pressant d'entrée les Lyonnais dans leur moitié de terrain pour contrer leur jeu de passes.

Et c'est logiquement, après dix premières minutes de haute tenue, que les hommes de Pierre Dréossi ouvrent le score d'une tête au premier poteau de Stéphane M'Bia sur un corner d'Olivier Monterrubio (1-0, 13e). La sortie sur blessure (grosse entorse à la cheville selon le premier diagnostic du staff médical rennais) ne perturbe pas une équipe bretonne qui se paie le luxe de ne concéder en première période aucune occasions aux Lyonnais à l'exception d'un coup franc de Juninho, passé tout près de la lucarne de Simon Pouplin (42e). Le réveil rhodanien ne tarde pas à se faire sentir au retour des vestiaires, Wiltord, par deux fois, se heurtant au gardien rennais, auteur d'un match remarquable (46e, 49e).

Juninho expulsé

La pression lyonnaise retombée, les Rouge et Noir sont tout près du deuxième but mais Olivier Sorlin, bien servi dans l'espace par un John Utaka réveillé par le fait d'affronter l'OL, enlève trop sa frappe du gauche après un bon crochet pour éliminer le retour d'Eric Abidal (54e). On pense, à tort, la chance rennaise envolée face à cette équipe rhodanienne qui a pris la bonne habitude de marquer les deux tiers de ses buts en championnat dans la dernière demi-heure. C'est dans cet état d'esprit que Gérard Houllier, à son habitude, fait tourner son effectif à l'heure de jeu mais, ni John Carew, ni Florent Malouda, entrés sur le front de l'attaque ne feront plier un Simon Pouplin en état de grâce.

Alors que le portier breton brille sur les tentatives de Karim Benzema (77e) et de Kim Kallström (80e), Juninho, dans un petit jour, se distingue pour un coup de coude à l'encontre d'Etienne Didot, très actif dans une position d'électron libre au milieu du terrain (78e). La sanction est immédiate: carton rouge pour le Brésilien qui, le premier, rejoindra le vestiaire la tête basse avant l'arrivée de ses coéquipiers. Des Lyonnais qui auront à coeur d'effacer ce revers face à Valenciennes vendredi prochain. Les Nordistes sont prévenus: rien n'est plus dangereux qu'une bête blessée. Surtout quand c'est Lyon.

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 13:34