Le onze de l'année 2006 par L'équipe

L'Equipe publie ce matin son onze de l'année 2006- Ligue 1. L'Olympique Lyonnais établit un record en trustant neuf places sur onze. Seuls RIBERY et PAULETA parviennent à se glisser dans ce onze idéal.

Les élus sont : Coupet, Réveillère, Cris, Squillaci, Abidal, Juninho, Tiago, Malouda et Fred. « C'est la première fois, explique le quotidien, qu'un club est autant représenté dans notre sélection. » La saison dernière, il y avait déjà huit lyonnais dans leur sélection.

Gérard Houllier est désigné entraîneur de Ligue 1 de l'année 2006. Il succède à Claude Puel. Dans un longue entretien le coach lyonnais parle de son travail à l'OL quelques extraits : « Je vais vous faire une confidence : ce que je fais là, je n'aurais pas été capable de le faire il y a vingt ans. »

« C'est dur d'être à Lyon. Si ce n'était pas difficile, l'OL aurait le même entraîneur depuis dix ans. » « Je conduis une formule 1, comme dirait mon président. Mais justement, cela va trop vite pour que je puisse m'autoriser la moindre erreur. Et la Formule 1, c'est quand même plus difficile que la Formule 3000... »

# Posté le dimanche 31 décembre 2006 09:11

Les 400 coups de Grégory Coupet

Les 400 coups de Grégory Coupet

A quelques jours de ses 34 ans, Grégory Coupet va disputer son 400ème match de L1 près de 13 ans après ses débuts avec St-Etienne le 25 mars 1994. Il est classé au 15ème rang des gardiens français en terme de matchs joués...

399 matchs joués en L1 dont 66 avec les Verts. « Greg » a débuté par une victoire 2 à 0 (ASSE – Angers). Il a joué son premier match en L1 avec l'OL le 25 janvier 1997 : Montpellier 2 OL 1. Son 100ème match ? Le 18 décembre 1997, Bastia 0 OL 1. 200 succès dont 13 avec l'ASSE, 100 nuls (23 avec ASSE) et 98 défaites (30 avec ASSE).

391 buts encaissés : 101 en 66 matchs avec St-Etienne et 290 en 333 rencontres avec l'OL.

168 matchs à Gerland dont une fois avec l'ASSE.

2 saisons complètes : 1998-99 (34 matchs) et 2001-2002 (34 matchs). En 1999-2000, 34 matchs aussi, mais il a du quitter une fois la pelouse sur blessure.

36 matchs manqués depuis la saison 1994-1995 essentiellement pour blessures et suspensions.

7 matchs incomplets : 3 pour expulsions (à Marseille, à Bordeaux et au PSG) ; 3 sur blessures (à Monaco x 2 et au PSG) ; 1 pour laisser sa place à Vercoutre afin qu'il soit champion de France à Gerland contre Lille en 2003-2004.

Grégory Coupet a rencontré 34 équipes différentes. Il a joué 26 fois contre Lens, 23 contre Monaco, 22 face à Metz...

Monaco lui a marqué le plus de buts (32) devant Lens (30), PSG (26)...

162 matchs sans encaisser de but

263 buteurs différents lui ont marqué au moins un but. Sibierski 7 buts, Rodriguez 6, Nonda 6, Wiltord 5... Le Lensois Wallemme a été le premier buteur lorsqu'il gardait la cage stéphanoise ; Kosicki (Montpellier), le premier, quand il est arrivé à l'OL.

Le Rennais Utaka et le Strasbourgeois Luyindula ont inscrit 3 buts. 28 joueurs ont marqué 2 buts dont Sibierski (3 avec 3 clubs différents: Nantes, Lille et Lens)...


13 buts contre son camp : Moreau x 2, L. Blanc, Despeyroux, Laville, Delmotte, Edmilson, Deflandre, Govou, Tiago, Cris, Béchet et Coupet (Rennes à Gerland). Delmotte et L. Blanc lui ayant par ailleurs inscrit un but avec une autre équipe : Lens et Marseille.

Chez les gardiens de but, Jean-Luc Ettori reste bien évidemment en tête du classement des matchs joués avec 602 rencontres. Il précède Dropsy (596), Baratelli (593), Bertrand-Demanes (532), Bats (504), Rust (502), Martini (492), Lama (489), Bergeroo (486), Aubour (482), Olmeta (474), Bernard (470), Chauveau (462), Carnus (411) et Coupet (399).


Il est le joueur en activité de L1 à avoir disputé le plus de matchs en L1. Et il va devenir le gardien de but lyonnais ayant disputé le plus de matchs toutes compétitions confondues, dépassant Yves Chauveau. Ses 399 matchs l'ont amené à remporter bien évidemment les 5 titres de Champion de France de l'OL... 399 matchs, cela représente avec le temps additionnel près de 26 jours d'affilée dans ses cages sur les différents terrains français de L1!

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 16:28

Houllier les mains liées ?

Houllier les mains liées ?
Le recrutement lyonnais est une chasse gardée. Gérard Houllier ne s'en cache d'ailleurs pas, ce secteur ne lui appartient pas. L'entraîneur des quintuples champions de France souhaite ainsi ardemment un renfort offensif lors du prochain mercato ce qui ne semble pas franchement une priorité pour le conseiller de Jean-Michel Aulas, Bernard Lacombe, qui, lui, a clairement son mot à dire au chapitre des transferts. Il semblerait néanmoins qu'un rapprochement soit possible autour du retour de Nilmar, voire de l'arrivée d'une pointure...

"Vous savez, ici, je ne suis pas sûr que je pourrais avoir mon mot à dire sur l'acquisition d'une poubelle !" Gérard Houllier est agacé. Son équipe a fait ses preuves en dominant outrageusement le championnat mais il n'a toujours pas les mains libres en ce qui concerne le recrutement. Cette phrase témoigne ainsi d'une irritation certaine de l'entraîneur des quintuples champions de France qui n'a pas vraiment eu gain de cause sur le sujet depuis son arrivée au club.

En filigrane, Gérard Houllier a continué d'avancer ses pions dans la lutte interne qu'il mène pour imposer ses vues en matière de transferts, notamment avec Bernard Lacombe, conseiller du président Jean-Michel Aulas. Car il ne fait aucun mystère que le patron du club l'avait convié à "piloter une Ferrari", pas forcément à en dessiner les plans... L'organigramme autour du président de l'OL est d'ailleurs très précis avec une influence prépondérante de Bernard Lacombe en matière de recrutement. Il faut reconnaître que cela fonctionne à la perfection puisque l'OL s'est rarement trompé dans ses choix, puisant allègrement dans une filière brésilienne qui lui rapporte aujourd'hui beaucoup. De Juninho à Cris en passant par Caçapa ou Fred, ils ont tous fait leurs preuves au sein du club.

Jean-Michel Aulas aurait tort de se priver de l'avis d'un conseiller aussi efficace. Il le sait, mais cette donnée n'est pas forcément facile à intégrer pour l'entraîneur en place. Ces luttes de pouvoir existaient déjà à l'époque de Paul Le Guen, il semble que ce soit encore le cas pour Gérard Houllier. Maitre tacticien, l'ancien sélectionneur national continue de distiller quelques phrases sur son manque de poids quant au choix de ses hommes. Alou Diarra, le dernier joueur recruté par l'OL, par exemple ne figurait pas dans sa liste.

Aulas à l'écoute

"Je souhaite un attaquant supplémentaire mais il faut poser la question au président." En glissant ces quelques mots dans un large sourire à l'issue de la victoire au stade Bollaert face à Lens (4-0), Gérard Houllier répondait directement à Bernard Lacombe qui avait expliqué lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des Champions: "Fred, Benzema, Carew et Wiltord seront de retour pour les prochaines joutes européennes. Il n'est donc pas nécessaire de recruter un joueur auquel il faudrait du temps pour s'acclimater. Je ne suis pas partisan de ces changements."

Pris entre deux feux, Jean-Michel Aulas cherche à ne pas se mettre l'un des ses deux collaborateurs à dos. Bernard Lacombe a son entière confiance depuis de longues années, il faut donc placer Houllier dans les meilleurs conditions pour poursuivre son travail. "Quand on prend un entraîneur de cette qualité, c'est pour écouter ce qu'il dit. Si Gérard Houllier a besoin d'un attaquant supplémentaire, même si les résultats actuels sont plutôt bons, nous allons bien évidemment prendre un attaquant supplémentaire", répond ainsi le président sur le site du club.

Il reste que l'affaire pourrait se dégonfler avec le retour possible de Nilmar, désormais en voie de conclusion puisque les Corinthians n'ont pas versé les 10 millions d'euros promis. L'affaire doit encore passer devant la Fifa qui devrait statuer cette semaine sur son cas. Il reste que le Brésilien revient tout juste de blessure et ne sera pas immédiatement opérationnel. C'est pourquoi cette fois, Jean-Michel Aulas fait un vrai pas en direction de son entraîneur: "S'il souhaite conserver Nilmar, il gardera Nilmar, s'il souhaite que nous fassions une offre à d'autres clubs pour des joueurs, on essaiera de lui donner satisfaction." Un premier pas qui comblera d'aise Gérard Houllier, à condition qu'il se transforme en acte et ne reste pas à l'état de promesse...

# Posté le mardi 19 décembre 2006 09:33

Du neuf et du vieux !

Du neuf et du vieux !

Les deux clubs français qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions sont fixés sur leur sort: si Lille ne sera pas en terrain inconnu puisque les Nordistes retrouveront une équipe de Manchester United qu'ils ont affrontée en phase de poules la saison dernière, l'Olympique Lyonnais sera de son côté opposé à une formation qu'il n'a jamais rencontrée: l'AS Roma. Un adversaire difficile pour les Rhodaniens, les Romains de Totti occupant actuellement la deuxième place de Serie A.

Ce ne sera pas Barcelone! Dans le camp lyonnais, le champion d'Europe en titre faisait figure d'épouvantail de ce tirage au sort des huitièmes de finale, d'épouvantail à éviter bien évidemment. Ce sera finalement Liverpool qui se «coltinera» le Barça, pour un affrontement entre les deux anciens vainqueurs de la Ligue des champions qui promet, preuve en tout cas qu'il ne fait pas toujours bon terminer premier de son groupe, comme l'a fait Liverpool.

Si l'OL a donc évité le tenant du titre, il n'a pas pour autant de quoi se réjouir, car il tombe sur une des équipes qu'il valait mieux ne pas prendre, à savoir l'AS Roma. Deuxième du groupe D derrière le FC Valence, l'équipe dirigée par Luciano Spalletti occupe aujourd'hui la deuxième place de la Serie A, derrière l'Inter Milan. Mais plus que ses résultats actuels, c'est son effectif qui a de quoi impressionner, puisque composé de nombreux internationaux: derrière la figure emblématique de la Roma, le capitaine Totti, on trouve effectivement les champions du monde De Rossi et Perrotta, mais aussi l'inoxydable Panucci, le Roumain Chivu, le Brésilien Mancini et le Français Mexès, titulaire indiscutable en défense centrale.

De quoi faire peur à Lyon? Conseiller du président Aulas, Bernard Lacombe n'allait pas jusque-là, interrogé après le tirage au micro d'Eurosport: "On sait qu'on aura affaire à des joueurs de grand grand talent comme Totti, mais aussi à une équipe assez irrégulière. C'est une équipe imprévisible mais qui peut être irrésistible aussi. Le match retour à domicile aura une grande importance, mais je pense que nous marquerons un but à Rome."

Et si Lyon avait déjà eu le droit à des voyages en Italie, puisque par le passé, il a notamment affronté la Lazio, l'Inter Milan et le Milan AC pas plus tard que la saison dernière, avec à la clé une élimination en quarts de finale, cet affrontement face à la Roma aura le goût de la nouveauté, les deux clubs ne s'étant jamais croisés sur le front européen.

# Posté le mardi 19 décembre 2006 09:31

Modifié le samedi 23 juin 2007 07:27

Lyon, le tarif habituel

Lyon, le tarif habituel
L'Olympique Lyonnais a appliqué la recette habituelle dès lors qu'il est opposé à un soi-disant rival. Après Marseille et Lille qui ont été laminés en leur temps par les Rhodaniens, le RC Lens a subi un sort similaire dimanche soir à Felix-Bollaert. Sans dominer outrageusement, les Lyonnais ont été implacables face à des Sang et Or totalement impuissants et très vite réduits au rôle de faire-valoir. Lyon qui s'impose 4-0 grâce à un doublé de Juninho et des réalisations de Malouda et Cris, compte désormais la bagatelle de 17 points d'avance sur Lens...

Comme face à Lille broyé à Gerland 4-1, comme face à Marseille qui était alors son premier rival et qui avait été écrasé au Vélodrome (4-1), Lyon a réaffirmé contre Lens sa supériorité indiscutable en Ligue 1. Dire qu'il y avait du suspense avant ce match quant à son issue serait exagéré. Mais on pouvait compter sur la détermination du RC Lens qui a su parfois se montrer séduisant cette saison, pour tenter de déstabiliser la machine lyonnaise. Une machine qui, visiblement, impressionnait trop les Artésiens pour qu'ils puissent jouer libérés.

Au contraire, les Lyonnais n'aiment rien moins que ces matches attendus qui seraient susceptibles de les mettre en difficulté. A peine entrés sur la nouvelle pelouse de Bollaert, les hommes de Gérard Houllier exerçaient ainsi un pressing sur des Lensois forts de leur bilan à domicile depuis le début de saison : pas la moindre défaite et seulement deux buts encaissés devant leur public. Un bilan qui sera vite à remiser parmi les souvenirs. Car si au début du match, les Artésiens tentaient de monopoliser le ballon, Gregory Coupet, à part un coup franc de Keita (5e) facilement capté, n'avait pas vraiment à s'employer. Les Lensois étaient bien désireux d'emballer le match mais n'avaient visiblement pas les capacités à changer de rythme, ce qui aurait peut-être pu mettre en difficulté le bloc défensif rhodanien.

Il allait falloir attendre la 23e minute pour que Lyon se procure sa première occasion... et marque son premier but. Un coup franc apparemment anodin mais forcément dangereux même s'il était situé à 35 mètres des buts. Car avec un artificier de la trempe de Juninho dont le moindre coup de patte continue, match après match, à mettre en panique toutes les défenses de France et de Navarre, le danger est réel. Charles Itandje apparaissait ainsi bien peu tranquille sur sa ligne quand il voyait arriver le missile du Brésilien qui allait se loger au fond de sa cage sans qu'il semble capable de réagir (1-0, 23e).

La tornade lyonnaise

Une occasion, un but. Efficacité, rentabilité... Et le réalisme lyonnais trouvait une nouvelle illustration quelques minutes plus tard quand l'arbitre assistant accordait à l'OL un coup franc généreux pour une faute inexistante sur Clerc qui ne demandait rien. Pareille offrande ne se refuse pas lorsqu'on s'appelle Juninho. Presque en s'excusant, le Brésilien exploitait ainsi la situation et l'absence de marquage de la défense lensoise pour servir Florent Malouda, lequel, avant-centre pour l'occasion, propulsait du plat du pied le ballon dans les filets (2-0, 34e).

Lens avait évidemment du mal à encaisser ce but d'origine douteuse et Francis Gillot ne se gênait pour crier au scandale en oubliant de souligner les lacunes de son équipe. Au retour des vestiaires, les Lensois semblaient encore vouloir croire à un retournement de situation possible et pressaient en ce sens alors que Daniel Cousin avait remplacé Eric Carrière pour amener de l'impact physique en attaque. En vain. A la 51e minute, Juninho obtenait un nouveau coup franc qui allait laisser Lens sans voix. Son centre parfaitement ajusté était repris en pivot par Malouda mais Itandje était à la parade et repoussait... sur Cris qui allongeait la note. 3-0.

Felix-Bollaert ne pouvait que constater les dégâts. Face à la terrible organisation lyonnaise, la moindre erreur se paie cash et mieux vaut ne pas baisser les bras. Sinon l'addition se corse. Les Sang et Or allaient l'apprendre à leurs dépens quand Kim Kallström lançait Sidney Govou sur le côté droit qui centrait parfaitement en retrait pour Juninho. Du plat du pied, le maître à jouer rhodanien n'avait plus alors qu'à crucifier le malheureux Itandje (4-0, 62e). Fermez le ban. Après 18 journées de championnat, l'Olympique Lyonnais accumulé 49 points et en compte 17 d'avance. A Lens désormais de tout faire pour défendre sa deuxième place. Lens qui, après le passage de la tornade lyonnaise, compte désormais une défaite sur son terrain et n'est plus la meilleure défense à domicile...

# Posté le mardi 19 décembre 2006 09:29

Modifié le samedi 23 juin 2007 09:52