En Lyonnais dans le texte...

En Lyonnais dans le texte...
A cinq jours de son déplacement à Rome en Ligue des Champions, Lyon a laissé derrière lui ses récents déboires en s'offrant sa première victoire (2-1) depuis 2001 à Lille face à sa bête noire qui, de son côté, prend un coup au moral avant de défier Manchester United. Rien ne fut facile pour l'OL, mené après le repos sur un but de Johan Audel, mais qui a repris ses bonnes vieilles habitudes en s'imposant en fin de match grâce à des buts de Fred et Squillaci. Une victoire sans doute décisive dans la conquête d'un sixième titre.

Il en a gros sur le coeur, Claude Puel. Il faut dire que son Losc tenait vendredi une nouvelle fois l'Olympique Lyonnais au bout du fusil. A sept minutes près, les Lillois auraient pu prolonger leur réputation de bête noire incontestée du quintuple champion de France. Au lieu de cela, les Nordistes, qui ont dilapidé dans une fin de match totalement ratée le fruit d'une victoire qui leur tendait les bras, fragilisent un peu plus leur troisième place au classement de la Ligue 1 et surtout laissent un doute bien superflu les assaillir à quelques jours de leur déplacement à Old-Trafford.

"Ça tourne sur des détails, lâche l'entraîneur lillois au micro de Canal+. On se demande comment on peut perdre un tel match en ayant eu autant la maîtrise de ce match, Lyon n'a pas eu une occasion, et au final, cette défaite met à mal tout le travail fait jusque-là. On perd encore le fil alors qu'il n'y avait pas matière. Ce sont des erreurs de jeunesse, encore de métier..." Et l'impression d'un beau gâchis qui n'aura sans doute pas échappé à l'invité de marque qui, outre Raymond Domenech, avait pris place dans les tribunes du Stadium Lille-Métropole, un Sir Alex Ferguson spectateur attentif de la défaillance sur le tard des Lillois. Celle qui permet à l'OL d'enchaîner un deuxième succès de rang, mais surtout de renouer avec sa marque de fabrique, celle du retour du diable vauvert, lui qui ne s'était plus imposé à Lille depuis 2001 et un succès signé grâce à des buts d'Anderson et Delmotte.

Audel, le coup de flair de Puel...

Mimétisme curieux, Lyon s'en sera remis vendredi à un attaquant brésilien et à un défenseur pour se sortir d'un bien mauvais pas qui aura longtemps fait craindre une nouvelle rechute après sa victoire (1-0) face à Lorient. Des Lyonnais qui sont les premiers à se défaire de la frilosité ambiante en première période et à développer le premier mouvement intéressant grâce à une montée rageuse de Florent Malouda qui alerte François Clerc, positionné quasiment dans un rôle d'ailier vendredi, et dont la remise permet à Fabio Santos, contré, puis Kim Källstrom sur des frappes puissantes de solliciter Tony Sylva (14e). La réponse lilloise est immédiate avec cette frappe surpuissante Bastos qui, lui, ne trouve pas le cadre (15e).

Lyon se contente de juguler les offensives lilloises. Sans forcer ou simplement ne peut-il pas faire plus. Et rappelle même à quelques occasions sa récente mauvaise passe comme sur cette relance ratée prête à profiter à Johan Audel, titularisé avec flair par Puel à la place d'un Peter Odemwinguie en froid avec son entraîneur. Mais, à quelques jours du rendez-vous à Rome, le « policier » est de retour et Cris, d'un tacle impeccable en position de dernier défenseur, écarte le danger (26e). Mais l'OL comme sur ce mouvement à une touche de balle qui met sur orbite Kallstrom, dont le raid se terminera le nez dans le gazon après une charge de Jean II Makoun, donne aussi certains signes encourageants (38e). Jusqu'à ce ballon dégagé difficilement des deux poings par un Grégory Coupet, gêné par Sébastien Squillaci, sur lequel Yohan Cabaye, à l'entrée de la surface de la réparation, ne se pose pas de questions et décoche une frappe travaillé et plongeante qui vient s'écraser sur la barre du gardien lyonnais battu sur ce coup-là (44e). Un avertissement sans frais pour les hommes de Gérard Houllier. "Physiquement, c'est un rythme de Ligue des Champions", commente le très en vue Yohan Cabaye à la pause, comme pour indiquer l'importance de cette répétition générale.

Et à la reprise, la bévue est lyonnaise avec sur cette touche anodine de Cabaye, Cris et Toulalan qui se gênent et laissent Johan Audel, qui traîne dans leurs dos libéré du marquage de Squillaci, fusiller à bout portant un Coupet impuissant (1-0, 52e). Un terrible coup de barre pour l'OL rattrapé d'un coup d'un seul par ses démons. Et c'est Lille qui, mis en confiance, se libère. Cabaye s'essaye à une tentative de lob des vingt-cinq mètres qui vient tutoyer la lucarne de Coupet (54e).

Houllier: "Je comprends leur douleur..."

L'OL a toutes les peines à se remettre et doit attendre dix bonnes minutes avant de signer sa première occasion digne de ce nom. Sur une déviation de la tête de Cris, monté aux avant-postes, Malouda décoche une reprise instantanée suffisamment dévissée pour échapper le cadre (67e). Conscient de l'impact que pourrait avoir une rechute sur son équipe avant le rendez-vous européen, Gérard Houllier, tandis que Claude Puel ménage Mathieu Bodmer, de retour de blessure, après une heure de jeu (64e) tente le tout pour le tout et fait entrer Milan Baros et Sidney Govou à la place d'Anthony Reveillère et Fabio Santos, avant que Malouda ne cède sa place à Ben Arfa (77e). L'OL vacille, tangue dangereusement mais l'OL se retrouve. Juninho suspendu et absent, le coup-franc reste une valeur sûre au sein de la maison rhodanienne. Et c'est cette fois Fred qui s'y colle sur une frappe pure et surpuissante qui trompe Sylva, abandonné par son mur (1-1, 83e).

Lille, dans un désir sans doute de se préparer à la partie de manivelle qui l'attend à Manchester, multiplie les fautes et offre ainsi trop de coup-francs à des Lyonnais à l'instinct soudain réveillé. Et sur l'un d'eux, frappé de la gauche par Toulalan, une tête (ou le dos?) de Squillaci vient lober de manière imparable Sylva battu pour la deuxième fois de la soirée (1-2, 89e). Six minutes top chrono, l'OL venait de réveiller son instinct de vainqueur. "Je comprends la douleur des Lillois, commentait à l'issue de la rencontre un Gérard Houllier soulagé. Cela nous est aussi arrivé à Marseille et aussi en fin de match à Troyes. On a eu la réussite avec nous à la fin. (...) Lille est une équipe qui vous force à déjouer. (...) Le mérite que je reconnais à mes joueurs, c'est d'avoir su pratiquer un autre football, peu académique sans doute. Mais ce soir, je crois que c'est un tournant dans le championnat." Au classement, l'OL, avec quatorze points d'avance sur Lens, a en effet repris ses aises...

# Posté le vendredi 23 février 2007 12:59

Coupet, la victoire en retour ?

Coupet, la victoire en retour ?
Absent depuis le début de l'année pour cause de blessure à la cuisse, Grégory Coupet devrait faire son retour dans les buts lyonnais samedi à l'occasion de la venue à Gerland de l'OGC Nice pour le compte de la 22e journée de Ligue 1. Un retour bienvenu dans la mesure où en son absence, l'OL a concédé deux défaites de rang en Ligue 1, ce qui ne lui était plus arrivé depuis quatre ans et demi. Le gardien international permettra-t-il aux quintuples champions de France de renouer avec la victoire? On ne l'envisage pas autrement à Gerland...

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé! Cette célèbre citation de Lamartine pourrait s'appliquer parfaitement en ce début d'année 2007 à l'Olympique Lyonnais. Privé de Grégory Coupet depuis cinq matches, l'OL affiche en effet une nette baisse de forme, avec à son actif deux qualifications sans gloire en Coupe de France face à Bayonne (2-1) et Laon (3-1), équipes de CFA et CFA2, un court succès 1-0 en demi-finale de Coupe de la Ligue contre Le Mans et, plus inquiétant, deux revers en Championnat à Toulouse (2-0) et mercredi à Gerland face à Bordeaux (1-2), le premier à domicile depuis plus de neuf mois et la venue de l'OM en Coupe de France.

Relation de cause à effet entre l'absence du gardien international et cette inédite série de deux défaites consécutives en L1 du quintuple champion de France, ce qui n'était plus arrivé depuis 2002-03? Même si Rémy Vercoutre, intronisé dans les buts rhodaniens en l'absence de Grégory Coupet, a prouvé qu'il avait sa place en Ligue 1, difficile de ne voir dans cette chute de tension lyonnaise qu'une simple coïncidence. Et si l'ancien Strasbourgeois ne pouvait pas grand chose sur le but venu d'ailleurs du Bayonnais Bidegini et ceux des Toulousains Emana et Elmander avant d'être malchanceux sur le but de Koffmann pour Laon (contre favorable), sa performance face à Bordeaux prête davantage à discussion, avec notamment un penalty provoqué devant Darcheville qui a mis les Girondins sur de bons rails.

Coupet et Lyon ont les crocs...

Mais si le talent individuel de Coupet, un gardien d'une régularité rare qui ne commet jamais d'erreurs préjudiciables à son équipe, fait défaut, Lyon souffre sans doute davantage de son absence dans les vestiaires, tant l'autorité morale de l'ancien Stéphanois est indiscutable au sein du groupe. Remonteur de bretelles hors pair, Coupet connaît son Lyon sur le bout des doigts et force est de constater que, avec Vercoutre dans les buts, l'OL fait moins peur et n'est plus invincible. Inutile de dire que c'est avec un soulagement évident que Gérard Houllier attend pour samedi le grand retour de Grégory Coupet. Car visiblement, l'élongation à la cuisse du gardien international n'est plus qu'un mauvais souvenir, l'intéressé ayant repris en cette fin de semaine le chemin de l'entraînement.

C'est donc samedi face à Nice, formation en plein doute que les Rhodaniens avaient étrillée 4-1 au match aller, que l'OL va retrouver son portier fétiche, ce ne serait pas étonnant que le club rhodanien n'en profite pas pour renouer avec la victoire... Tout autre scénario est d'ailleurs exclu dans les rangs d'une formation qui n'a pas digéré la défaite face à Bordeaux. "Chaque joueur doit se mettre dans la tête que le championnat n'est pas terminé,, prévient ainsi le Brésilien Cris sur le site du club. C'est très difficile car on joue une finale lors de chaque match. On dispute actuellement quatre championnats. C'est fatigant. Il faut maintenant faire attention et nous montrer plus concentrés lors des prochains rencontres." Nice est prévenu, à l'image de Coupet, sevré de foot depuis trois semaines, Lyon a les crocs...

# Posté le samedi 27 janvier 2007 07:01

Modifié le samedi 23 juin 2007 09:07

Lyon, le grand saut !

Lyon, le grand saut !
Au cours d'une conférence de presse donnée vendredi matin à Paris, Jean-Michel Aulas, patron de l'Olympique Lyonnais, a donné le coup d'envoi de l'introduction des clubs français en bourse. Même si le prix définitif de l'action «OL Groupe» ne sera connu que le 8 février, l'entité dirigée par «JMA» a effectué ses grands débuts sur l'Eurolist d'Euronext à Paris. Une mise sur le marché qui devrait permettre à l'OL d'engranger 100 millions d'euros supplémentaires, de quoi se doter d'un nouveau stade à l'horizon 2010...

A grand événement, grande cérémonie. C'est dans un palace parisien proche des Champs-Elysées que Jean-Michel Aulas, tout sourire malgré une actualité sportive un peu morose entre Rhône et Saône (deux défaites consécutives en Ligue 1), est venu présenter ce vendredi matin l'entrée en bourse du holding de l'Olympique Lyonnais, OL Groupe. Des photographes, beaucoup, des caméras, encore plus, et une centaine de professionnels de la presse économique et sportive étaient réunis pour l'occasion, dont une partie en duplex dans les locaux d'OL TV à Lyon.

Le raout médiatique, qui a débuté avec un peu de retard, "JMA" ayant été retenu plus longtemps que prévu par les analystes financiers, était relativement formelle: état des lieux, projets, perspectives financières et atouts. Le sujet d'études, l'OL et sa galaxie, l'était un peu moins: on n'essuie pas les plâtres sans un minimum de nouveauté. "Il s'agit d'un long parcours, ce que nous allons vous présenter ici, OL Group, est un business-model, une organisation managériale, différente de ce qui a pu être présenté par le passé", a indiqué le patron de l'OL en ouverture de son intervention.

Jean-Michel Aulas, secondé par son directeur général Thierry Sauvage, s'est donc attaché à démontrer que la société avait vocation à diversifier de plus en plus ses revenus. Au cours de l'exercice 2005/2006 (juillet à juin), OL Groupe a généré 166,1 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour un résultat opérationnel courant de 25,9 ME et un bénéfice net de 15,9 ME. Sur cette activité, les droits audiovisuels ont représenté 69 ME (43 ME via la LFP et Orange et 26 ME en Ligue des Champions). Les revenus de diversification, pour leur part, se chiffraient à 21,2 ME (13,6 ME de produits dérivés, 3,6 ME pour OL Voyages et 4 ME venant d'autres contributions). Sur l'exercice écoulé, le poids des revenus non-audiovisuels dans le chiffre d'affaires hors contrats des joueurs ressortait à 44%, contre 60% pour Arsenal et 71% pour Manchester United (données 2004/2005). C'est vers cette proportion britannique que l'OL veut tendre.

L'exemple du FC Copenhague

Pour autant le discours présidentiel était essentiellement axé sur la rigueur et le "savoir-faire" maison dans plusieurs compartiments (formation, intégration de joueurs, stratégie d'acquisition/cession...). Une façon de montrer que le modèle économique OL tendra plus vers les clubs cotés en bourse qui ont réussi que vers les flops retentissants, à l'exemple de plusieurs clubs italiens ou de Leeds, expressément cité par un représentant de la presse britannique pendant la "séance des questions". Pour Jean-Michel Aulas, l'exemple à suivre, c'est celui de Parken Sport, la société qui gère le stade et le club danois du FC Copenhague, dont le modèle économique est admiré de tous, y compris des investisseurs, puisque c'est la plus belle success-story du football en bourse.

Pour arriver de tels résultats, il faut un projet, il s'appelle "OL Land". Un projet qui apparaît un tantinet pharaonique et un rien mégalomane à première vue mais est en fait conçu pour être une formidable machine commerciale. OL Land, ce sera avant tout un stade de 60.000 places, dont 5.900 réservées aux "VIP", accolé au nouveau centre d'entraînement de l'effectif professionnel. Ce sera aussi un "centre de loisirs", dont les contours exacts restent vagues, un complexe hôtelier (deux établissements de standards différents), un ensemble de bureaux et un centre commercial de 20.000 m2 qui comprendra une grande surface alimentaire. Les études sont en cours pour une ouverture prévue en juillet 2010, soit le début du Championnat 2010/2011. Pour faire face à cet investissement colossal (230 à 270 ME pour le gros oeuvre, 15 à 20 ME pour l'achat du terrain et 15 ME pour les seules études préliminaires), l'entrée en bourse constitue une première étape, mais Jean-Michel Aulas entend faire jouer toutes les ficelles: le nom du stade sera cédé à une société internationale, à l'image de l'Emirates Stadium d'Arsenal ou de l'Allianz Arena du Bayern Munich, tandis qu'un investisseur spécialisé dans les surfaces commerciales pourrait faire son entrée dans le projet.

Et les joueurs dans tout ça ?

En retombées chiffrées, OL Groupe attend d'OL Land un impact de +10 à +15% sur le total des produits d'activité. Le grand stade devrait être construit à Décines, même si Jean-Michel Aulas n'a pas pu confirmer "à 100%" que ce serait le cas, invoquant l'aléa inhérent à ce type de décision. La large fourchette évoquée pour son coût (230 à 270 ME) s'explique par un certain nombre de choix stratégiques à faire: pelouse rétractable ? Toit mobile couvrant à 100% ?... Autant de décisions qui auront un impact, notamment sur l'utilisation du stade hors OL, en particulier pour les concerts et spectacles, ou l'ouverture à d'autres sports. Le président Aulas est en tout cas sûr d'une chose: il n'aura pas de problème de financement pour son projet et entend fédérer autour de lui des partenaires aptes à le soutenir et à partager le risque.

Côté purement boursier, OL Groupe sera valorisé quelques 300 millions d'euros après son augmentation de capital. A l'issue de l'opération d'entrée en bourse, qui sera réalisée entre 21 et 24,40 euros l'action, le public (professionnels et particuliers) détiendra entre 28,36% et 31,29% du capital. Le holding de Jean-Michel Aulas, IMCI, conservera environ un tiers des parts, Pathé autour de 23%, les anciens investisseurs 11,5% et trois nouveaux entrants (Améliane, Tocqueville et Norbert Dentressangle) 1,75% du tour de table. Et les joueurs de l'OL dans tout ça ? Interrogé en fin de réunion sur leur sentiment par rapport à l'entrée en bourse, le président Aulas a répondu que ses protégés "ont une approche extrêmement intuitive: plus on est performants au niveau économique, plus cela donne les garanties de sécurité nécessaires au plan sportif". S'il le dit...

# Posté le samedi 27 janvier 2007 06:59

Lyon tombe à Gerland

Lyon tombe à Gerland
Les Girondins ont réalisé un énorme coup en s'imposant au stade Gerland (2-1) face à une équipe de Lyon qui concède un deuxième revers consécutif en Ligue 1. Après avoir pris l'avantage dès la 3e minute et un penalty de Francia, les hommes de Ricardo ont su contrer les Gones grâce notamment à une équipe soudée, bien en place et qui a placé des contres tranchants. Sur l'un d'eux, Micoud doublera la mise. Si les quintuples champion de France ont fini par réduire le score par Fred, ils ont tout de même craqué.

Les Lyonnais sont dans une mauvaise passe. Et Bordeaux n'a pas manqué d'appuyer là où ça fait mal ! En frappant dès les premières minutes grâce à un penalty transformé par Pablo Francia, les Bordelais se sont grandement facilités les choses. Un coup du sort difficile à avaler pour les Gones car le contact entre Vercoutre et Darcheville, lancé par Johan Micoud, était limite mais bien présent... D'ailleurs, l'attaquant bordelais s'est bel et bien blessé sur cette action, cédant sa place quelques minutes plus tard à Perea.

Galvanisés par cette entrée en matière flamboyante, les Bordelais vont poursuivre sur cette lancée en effectuant un pressing très important en milieu de terrain afin de contrer le plus vite possible les quintuples champion de France. Un travail délicat mais véritablement payant pour les hommes de Ricardo qui ont su optimiser au mieux leurs qualités afin de faire tomber le champion. Alors que les Gones tentaient d'inverser la tendance grâce notamment à un Florent Malouda intenable, mais également aux coups de patte de Juninho qui obligera Ramé à faire plusieurs parades de grande classe, les Bordelais ont fait jaillir plusieurs contres pour les mettre en difficulté.

Micoud se distingue

Sur l'un d'eux, Johan Micoud lance l'action, il transmet à Florian Marange sur le côté gauche qui centre vers l'ancien du Werder dont la tête ne laisse aucune chance à Rémi Vercoutre. Stupeur à Gerland avec ce double avantage en faveur des Girondins qui ont magnifiquement joué le coup. "On n'a pas été mauvais, on s'est créé des occasions. En face, ils ont presque 100% de réussite. Et, si, on a quelque chose à perdre au classement car trois points c'est beaucoup", s'indigne Juninho dans tous les bons coups en première période.

En revenant sur la pelouse avec deux buts d'avance, les Girondins savaient au fond d'eux-mêmes que rien n'était acquis. Et pourtant, ils ont beaucoup trop reculé après la pause, s'exposant de fait aux attaques des Rhodaniens. A l'exception d'une frappe superbe d'Alonso qui met en danger Vercoutre et d'un tir de Perea en pleine surface, ce sera surtout une marée d'attaques lyonnaises. Et lorsque sur un énième coup franc de Juninho, Fred saute plus haut que tout le monde et remet son équipe dans le bon sens (1-2, 64e), tout le stade explose et croit en ce retour de flamme vu et revu avec l'OL.

La tension règne

Mais à force de pousser, les Lyonnais vont finir par s'user. Outre les crampes de Fred, c'est surtout un énervement palpable qui va rendre électrique la fin de la rencontre. Les coups pleuvent, les mauvais gestes également. Juninho s'en prend à Jurietti ce qui entraîne un début de bagarre entre les deux équipes. Mais Lyon continue de pousser, Bordeaux s'accroche et tient bon. Enfin, pendant les arrêts de jeu, Cris entre dans la surface, il pousse trop son ballon et s'effondre. Le ballon revient sur Milan Baros, le néo-Gone entré en cours de jeu, qui manque le cadre d'un rien. Les Lyonnais furieux ne comprennent pas la décision de l'arbitre qui refuse de leur accorder le penalty de la délivrance.

Après un échange mi-figue mi-raisin avec son ami Joël Bats, visiblement courroucé par la tournure des événements, l'entraîneur bordelais un peu énervé reconnaît tout de même: "Lyon est une grande équipe. Nous, nous sommes en train d'en construire une. Mais ce soir nous méritons notre victoire." En tout cas, son équipe a parfaitement joué le coup...

# Posté le samedi 27 janvier 2007 06:57

Modifié le samedi 23 juin 2007 09:43

Laon 1-3 OL

L'OL toujours en course...

Cela n'a pas été facile de faire le métier pour l'OL contre une équipe toujours à la lutte pour assurer son maintien en CFA 2. Le charme de la coupe de France offre souvent son lot d'incertitudes et de suspens. Les gones y ont eu droit avant de se qualifier pour les 8èmes de finales.

Dans le match des extrêmes, Rémy Vercoutre prenait pour la onzième fois de la saison position dans le but olympien. Et après un premier quart d'heure sans alerte, le portier lyonnais intervenait pour la première fois dans les pieds de Vincent Koffmann, qui poussait trop sa balle. Cette première alerte démontrait toutes les intentions du « petit poucet » qui jouait sans complexe face aux quintuples champions de France. A la surprise générale, pour le premier tir des amateurs de CFA 2, ce même Vincent Koffmann bénéficiait d'un contre favorable et faisait preuve d'un réalisme époustouflant en inscrivant le premier but de la partie d'un plat du pied (19' ; 1-0).

Les « gones » reprenaient par la suite le jeu à leur compte. Ben Arfa, Fred et Squillaci n'étaient pas loin, à tour de rôle, de remettre l'OL sur les bons rails...
La polyvalence de François Clerc permettait à Gérard Houllier de le placer au poste de milieu de terrain en l'absence de Juninho et Tiago, restés entre Rhône et Saône en compagnie de Cris et Abidal, également ménagés. Sur un corner du gaucher Källström, à la charge des coups de pied arrêtés en l'absence du spécialiste, François Clerc, en pivot, inscrivait son premier but chez les pros et remettait les deux équipes à égalité (27' ; 1-1).

A l'heure de jeu, Sidney Govou, meilleur buteur lyonnais de la coupe de France encore en activité devant Juninho, succédait à Loïc Rémy sur le flanc droit de l'attaque. Il était rejoint par Florent Malouda, en lieu et place de François Clerc, quelques minutes plus tard. Les assauts Lyonnais se multipliaient et Sidney Govou, dans une compétition qui lui réussit bien, permettait aux Gones de prendre l'avantage suite à un « une-deux » avec Fred. Sa petite balle piquée trompait Benard et donnait de l'air aux « rouge et bleu » (69' ; 1-2).

Par la suite, Anthony Réveillère sauvait la baraque sur la ligne lyonnaise (71'); Fred manquait son face à face... et le but du K.O devant Benard (74') avant de se faire pardonner d'un ciseau aux 5 mètres 50, sur un caviar de Malouda (86' ; 1-3).
L'Olympique Lyonnais prend à nouveau rendez-vous avec « la vieille dame » pour les 8èmes de finale en s'imposant 3 buts à 1 face à Laon, devant 9 200 supporters au stade Auguste Delaune de Reims.

# Posté le dimanche 21 janvier 2007 13:28